Elles, ce sont les petites fourmis bien sûr. Les petites fourmis sous nos pieds qui travaillent tous les jours pour leur reine. Ces petites fourmis sont acharnées, elles n'ont qu'une occupation dans leur vie : celle de satisfaire leur reine. Si elles vous chatouillent le bras ou le cou, c'est parce qu'elles cherchent dans les alentours de leur caverne ténébreuse de quoi combler l'appétit féroce de leur hégémonique de reine-mère.
La reine, elle, trône...
Elles, elles n'ont pas de notion de 35 heures.Elles ne savent pas ce qu'est une demande d'embauche, parlez-leur de CV et elles croonderons bien fort (car c'est bien connu, la fourmi croonde). Une fourmi ne connait pas le chômage. Une fourmi, si elle savait ce que c'était que le plein emploi, elle trouverait ça abhérent que chez nous, pauvres humains on ne connaisse pas ça.
La reine, elle, trône...
Elles, elles ignorent les faibles. Le faible est fragile donc non productif. Il est un boulet qui n'est qu'une bouche de plus à nourir. Le faible est mis à l'écart, car il sera moins gênant pour sa famille. Pas d'aide bien sûr pour lui, qu'il se débrouille. Et puis son anomalie, quelle qu'elle soit a ssûrement une origine génétique!
Et la reine trône...
Les fourmis connaissent les races. D'ailleurs il est impossible qu'une fourmi d'une race donnée s'accouple avec une fourmi d'une autre race. Les fourmis se battent entre elles, pour imposer leur loi, c'est la loi de la nature. Les plus frotes feront régner leur reine. La mondialisation existe dans le microcosme des fourmis : écraser la compétition pour assouvir la pérénité de l'espèce, étouffer la concurrence pour survivre.
Et pendant ce temps, la reine, elle, trône...
Elles, elles engrangent les récoltes. Au fond de leur petite caverne ténébreuse, elle forment un véritable petit pactole de nouriture. Le but étant d'avoir toujours plus à manger pour la reine, car si la pénurie arrive aïe, désastre!Plus, plus, plus de graines répètent les contremaîtres! Il y en a trop et ça déborde? Fi, on étendra la grotte!
Et la reine, qui décidément a bien des défauts, trône...
Alors me vient une question, qui, vous en jugerez par vous-même, est immédiate : sommes-nous ces fourmis?
Nous, humains avant d'être français, sommes-nous dans cette logique de satisfaction d'un élite?
Et nous, français avant d'adhérer à un quelconque discours, sommes-nous à ce point recroquevillés sur nous-même?
Cette reine qui se dit mère existe-t-elle chez nous, pauvres humains?
La crainte n'est-elle pas de perdre notre humanité? Cette humanité qui nous permet de choisir, cette humanité qui nous rend libre, libre de n'être sous le joug d'aucune contrainte hégémonique!
Une fourmi n'a pas le droit de dire non à l'incongruïté du fait d'engranger plus de récolte alors qu'elle ena trop, tout simplement parce qu'elle n'est pas dotée de cette capacité à réfléchir, que nous, humains, avons.
Imaginez un seul instant une fourmi qui se dote d'un coup de notre intelligence, c'est absurde mais moi ça m'interpelle.
Que fait-elle?
Elle se dit mais qu'est-ce que j fous dans un bordel pareil !!! Fuck ma reine, je change ton palais, je change tes lois de concurrence, je change tes lois d'individualiste, je change tes lois élitistes, j'aide les fourmis étrangères car ce sont des alliées, je recueille les fourmis brisées par les guerres intestines de sa tribu.
Pour moi ça tombe sous le sens.
Pour moi.
Je ne crois pas être une de ces fourmis.
Alors au lendemain de l'élection de la reine-mère (oui parce qu'en france, un despote ça peut se présenter aux urnes...), quand cette dernière dit "mais si mes petites filles adorées, je vais aider les autres races, je vais aider les opprimés qui servent à rien et qui nous font perdre notre récolte!" ... vous comprendrez que ça sonne faut.
On appelle ça de la démagogie, à la rigueur du populisme si vous ne craignez pas les mots forts.
Notre reine-mère toute puissante est dans la droite ligne de ce qui se fait de pire au royaume des fourmis : concurrence, privation des libertés, profit pour les gros bonnets, rejet de l'autre, individualisme, privatisation des biens publics, remise en forme du programme FN, immigration choisie (l'élite s'il vous plaît! Peu me chaut de la valetaille!)...
C'est peut-être métaphysique de dire ça, mais les français perdent leur humanité...
Règne animal et bestial nous voilà, processionnons à grands pas!